L’Union Africaine et les entorses constitutionnelles en Afrique

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République Démocratique du Congo, Congo, Rwanda Burundi… plusieurs présidents en fin de mandat, ont entamé ou déjà acté les modifications de la constitution afin de pouvoir prolonger leurs mandats. Le cas du Burundi a constitué un enjeu du 26e sommet des chefs d’Etats de l’Union Africaine. En effet, la modification et les élections présidentielles qui ont suivi et qui ont été sanctionnées par la victoire du président sortant Monsieur Pierre Nkurunziza a fait basculer le pays dans un conflit politique ayant déjà fait plusieurs centaines de victimes. Dans l’objectif d’un rétablissement de la sécurité dans le pays, l’Union Africaine avait proposé l’envoi d’une force de stabilisation, idée rejetée immédiatement par le président Pierre Nkurunziza. Lors de son 26e sommet, l’Union Africaine a fait de la situation politique burundaise, l’une de ses questions prioritaires. Les chefs d’Etats ont ainsi décidé de continuer la stratégie du dialogue illustrée par la création d’une délégation de hautes personnalités chargées de mener une médiation. Ce groupe composé des présidents Ali Bongo du Gabon, Macky Sall du Sénégal, Jacob Zuma de l’Afrique du Sud, Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, ainsi que de Monsieur Hailemariam Desalegn, premier le premier ministre éthiopien, ont pour mission de permettre un dialogue inclusif entre les acteurs de la scène politique burundaise, et de négocier l’aval du président Nkurunziza pour l’envoi de la force de stabilisation. Toutefois, les chances de succès de la mission africaine s’annoncent minces face à un président ferme sur ses positions depuis le début de la crise et une opposition tentée par la radicalisation face à l’intransigeance du président Nkurunziza.
source image:Source : bujanews.wordpress.com

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Publié dans Actualité africaine