L’environnement, enjeu africain

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Depuis la fin des années soixante-dix, la préservation de l’environnement se révèle comme l’un des grands enjeux du multilatéralisme. Ainsi, depuis la première conférence mondiale des nations unies sur le climat tenue à Stockholm en Suède du 5 au 16 juin 1972, plusieurs manifestations incluant une grande diversité d’acteurs scientifiques diplomatiques, des medias… ont été organisées sur initiative de l’organisation des nations unies, pour la lutte contre la destruction de l’environnement. Le programme des nations unies pour l’environnement qui naquit à cette occasion aura ainsi permis, en plus du travail scientifique sur la question environnementale, de mobiliser de manière continuelle, les gouvernants sur la nécessité de sauvegarder l’environnement. Dans cette perspective, le sommet de la terre à Rio en 1992 donne lieu à la création de la convention- cadre des nations unies sur les changements climatiques des parties dont l’objectif est de dresser un arsenal multidimensionnel pour l’environnement. La conférence des parties signataires de cette convention qui se déroule chaque année a ainsi pour objectif, de rappeler les engagements pris, de dresser l’état des lieux et de pouvoir formuler un arsenal normatif et légal-rationnel sur la question de l’environnement. Témoin de cette tendance destructrice de l’environnement et de ses conséquences sur la sécurité alimentaire, les conséquences sociales, économiques, et sur son écosystème, l’Afrique participe régulièrement aux différentes COP et a même inscrit dans les grands enjeux de son organisation de gouvernance régionale, la question environnementale. Lors de la 21e convention des parties signataires tenue à Paris en 2015, Marrakech a ainsi été désignée en tant que ville organisatrice de la 22e convention. Cette lourde responsabilité a ainsi été évoquée lors des 26e et 27e sommets de l’union africaine. Du 07 au 18 novembre, on a ainsi peu voir une Afrique mobilisée et impliquée sur cette question de l’environnement avec l’objectif de formuler ses besoins pour la préservation de l’environnement sur le continent. 26 chefs d’Etats étaient ainsi présents à la conférence de Marrakech pour marquer leur volonté de voir se réaliser de manière concrète, les financements prévus par l’accord de Paris sur les projets africains entrant dans le cadre large de la préservation de l’environnement.

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Publié dans Actualité africaine